Mélenchon l’incohérent: une confession raciste doublée d’un hommage à la colonisation. Ou encore: L’Inconscient de Mélenchon rend un hommage maladroit à la famille, à la terre où l’on naît, où l’on aimerait être enterré.

 

L’amusant Mélenchon qu’aucune contradiction n’effraie et qu’aucune incohérence ne rebute a déclaré: « Je ne peux pas survivre quand il y a que des blonds aux yeux bleus… c’est au-delà de mes forces » avant d’expliquer que les normands étaient alcooliques et les français arriérés. Faut il en déduire qu’au Front de Gauche, il est aussi permis de penser qu’il est insupportable de vivre quand il n’y a, dans certains quartiers, que des gens à peaux brunes et aux yeux marrons parce qu’ils seraient arriérés ou violents ou que sais je encore.
Il explique aussi son désarroi d’enfant déraciné face à cette Normandie qui ne cause qu’en Français et ignore tout de l’arabe ou de l’anglais. Entre nous, on se demande bien pourquoi les paysans du pays de Caux se seraient entichés de la langue du Prophète ou de celle de Shakespeare, si ce n’est pour faire plaisir au petit Mélenchon dont les états d’âme ressemblent, finalement, à ceux d’un pied noir découvrant la métropole, quoique les conditions de l’exil diffèrent totalement, le petit Mélenchon n’arrivant ni ruiné, ni le couteau dans le dos.
Faut-il en déduire qu’au Parti de Gauche il est permis de penser qu’il est impossible de survivre dans un quartier où presque personne ne parle la lange de sa petite enfance ou de ses parents?
Par ailleurs, Mélenchon semble atteint de plusieurs amnésies curieuses.

La première et la moindre concerne ces riffains à grands chapeaux dont ils parlent et qui l’émeuvent, que j’ai souvent vu à Tanger pour y être allé plusieurs fois, et qui ne sont rien d’autres que l’équivalent des abominables paysans du pays de Caux pour la région de Tanger. Existerait-il une hiérarchie des cultures ou des folklores au Pays de Gauche?
La seconde et la plus drôle réside dans l’oubli complet de l’histoire de Tanger; mauvaise foi, bêtise ou méconnaissance, qui peut savoir ce qui se passe chez Mélanchons! Mélanchons! comme disent nos « amis » d’outre-rhin. Car Tanger « ville cosmopolite » est le fruit d’appétits coloniaux si puissants que les puissances européennes lui firent un statut de ville internationale assez unique et qui n’a disparu qu’en deux temps, en 1956, puis en définitivement en 1960. Le Roi du Maroc n’étant pas un responsable du FLN ni un propagandiste de gauche, la fin de ce statut n’entraîna pas la fuite précipitée et brutale des étrangers vivant à Tanger, ce qui explique que le petit Mélenchon ait connu cet air des colonies dont il fait si grand cas.
Reste ce détail cocasse à l’évocation de ses parents descendants de colons algériens; ce n’était pas des gens riches ni des millionaires. La belle affaire! Comme les miens, comme ceux de pratiquement tout le monde, comme ceux d’Hitler le National-Socialiste ou encore ceux de Staline le Communiste. Comme la majorité des colons de tous temps. Etrange brevet de pureté que s’administre Mélenchon à cette occasion!

Pour conclure, il m’est revenu en tête, en écoutant ce monologue qui n’est rien d’autre qu’une poussé de sentimentalisme nostalgique à l’évocation d’une petite enfance brutalement interrompue par un divorce ayant conduit le petit Mélenchon à suivre, avec sa mère, le chemin de l’exil, que les enfants sont bien, parfois, comme Sartre l’a écrit, ces monstres fabriqués par les regrets des adultes.

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